08/04/2014

It's the final countdown (talala la, talala ta ta!)

Aujourd'hui nous sommes le mardi 8 Avril.
Il y a 3 mois hier je rentrais au Canada pour commencer le deuxième semestre.
Aujourd'hui, c'est ma dernière journée de cours en tant qu'étudiante en licence.
Dans un mois demain je repartirai pour la France après plus de 8 mois d'aventure Canadienne.

Par emails, par skype, par message, par facebook, les questions fusent! J'ai donc décidé de les regrouper et de vous apporter toutes les réponses:

Alors alors ça fait quoi? Absolument rien! Mes colocs m'harcèlent depuis ce matin pour savoir ce que ça fait de vivre son dernier jour de licence et surtout mon dernier jour de cours à Mac. Moi aussi je pensais que quand même ça allait me faire un p'tit truc de prendre le bus pour la dernière fois pour aller en cours, mais en fait même pas! Je ne pense pas être devenue complètement insensible et blasée par ce genre de petites dates marquantes mais il me reste toujours 3 examens à passer et la logique veut qu'on continue en master par la suite, ce qui fait encore deux années dans le même genre d'environnement. Alors non ça ne sera pas McMaster effectivement, mais finalement et alors? Ça sera autre chose, ni mieux ni moins bien, juste différent.
Autre chose, oui mais quoi? Bon ça c'est la bonne question. En bonne petite élève j'ai fait mon dossier de master, mais bon, vous connaissez tous la rapidité des administrations universitaires pour ce genre de procédure, alors suspense!

Comment s'est passé le semestre? Rapidement! Enfin oui et non. Quand je repense à cette journée catastrophique du 7 Janvier où je suis arrivée par -40° après des vacances en France en quasi tee-shirt, j'ai l'impression que c'était il y a à peu près mille ans (à plus ou moins un an près évidemment) et qu'il s'est passé énormément de choses depuis. Et en même temps, j'ai l'impression d'être arrivée hier (bon ok, sans parler de l'horrible fin de mois de Mars!)! Semestre beaucoup moins stressant que le premier également. Je suis comme un poisson dans l'eau à McMaster, je sais à quoi m'attendre aux examens, je sais maintenant comment m'organiser, et surtout je n'ai pas eu de longues visites j'ai donc pu répartir équitablement la charge de travaille, je suis donc arrivée plutôt sereinement sur cette fin de semestre.

Qu'est ce qu'il va se passer maintenant? Oh je vous rassure, l'aventure est loin d'être terminée. Ce soir c'est restaurant mexicain par le programme Hamilton On Bite at a Time (cf. Restaurant Thaïlandais). Beaucoup de sorties prévues. Un mini séjour à Montréal. Et surtout un petit tour de 5 jours à New-York avant de rentrer en France, il y aura donc de quoi dire!

Comment tu prépares ton retour? Là encore, je ne pense pas qu'il y ait une seule et même réponse, si on interrogeait tous les étudiants d'échanges, je pense qu'il y aurait une réponse différente par personne. Certains ne le préparent pas: "oh on verra, on y est pas encore, on a le temps". D'autres ont déjà tout prévu "alors je vais faire ça ça et ça, le premier jour où je rentre je vais manger ça et voir ça ça et ça et ensuite ça et...". Moi je me situe entre les deux. Les genres de plans "oh on verra bien on est large" m'angoissent et à l'inverse mon emploi du temps à partir du mois de Mai dépend de tellement de variables que je ne maîtrise pas (réponse définitive du boulot, planning du boulot, acceptation ou non en master),  quec'est difficile de tout boucler. Disons que je prévoie "en gros".

Pas trop triste de partir? Absolument pas. Ne vous y trompez pas, c'était certes une super aventure! Mais ça faisait parti du contrat: 8 mois et c'est tout, je ne suis donc absolument pas partie dans l'optique de passer le restant de mes jours à Hamilton. J'en ai super bien profité pendant plus de 8 mois, j'ai fait de supers voyages, de supers études, j'ai rencontré des supers gens et vu de superbes choses, et je me suis aussi rendue compte qu'il me restait encore au moins deux milliards de choses à vivre et à voir et des milliers de gens à rencontrer ailleurs sur la planète. Alors je pars d'ici, pour aller vers autre chose, et ainsi va la vie! 

LE truc qui t'aura le plus marqué? Surement l'excursion canoë dans le parc de l'Algonquin. Peut être parce que c'était la première, peut être parce que c'était le début du semestre. Quoi qu'il en soit on a tous pris une grosse claque durant ce séjour. Au milieu des lacs, avec des feuilles de toutes les couleurs, un silence défiant toute épreuve, une nuit à la belle étoile sur un îlot perdu, le canoë en pleine nuit sous les étoiles. 

La nourriture qui va te manquer? Hmmm... Joker? Aller, le muffin Chocolate Chip de Tim Hortons faute de mieux!



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Sans transition: les accidents de la route font un peu plus de morts chaque jour, la l'Association Prévention Routière a lancé une campagne #AvantdeMourir pour vous inciter à partager vos rêves et à vous rendre compte qu'ils sont trop importants pour les perdre au détour d'un tournant.  Alors a moi de vous poser une question:

Et vous, vous voulez faire quoi avant de mourir? 
Rendez-vous sur CE site Internet pour partager vos rêves avec des milliers d'internautes. Et prudence sur les routes!

06/04/2014

Des petits pas pour nous, un grand pas pour l'environnement


L'été s'installe progressivement! Hier au matin, le thermomètre affichait -6° c'est pas terrible mais c'est tout de même une belle progression. Et aujourd'hui grande surprise: 11°! Après plusieurs mois à une moyenne de -20° on les ressent comme un bon 20° croyez moi! Les fenêtres sont grandes ouvertes, une journée qui motive, en route pour le grand nettoyage de printemps! 

Et pour ça, direction Cootes Paradise, la zone forestière située derrière le campus et qui encercle le lac Ontario. L'Outdoor Club (ceux qui ont organisé le séjour canoë et chiens de traîneau) avait organisé une journée "Cootes Clean Up" pour ramasser les déchets accumulés durant l'hiver. Plus d'une centaine d'étudiants ont répondu à l'appel. Je fais équipe entre autre avec Hazel, ma copine Anglaise, Coralie la Lyonnaise, et Maren une autre amie Allemande. Krupesh, le président du club accueille les bénévoles sous un soleil de plomb et nous remet une paire de gants et des sacs poubelles, nous voilà partis en petit groupe pour une après-midi nettoyage. Et croyez moi il y en avait grandement besoin: des gobelets Tim Hortons à perte de vue, des bouteilles, des papiers, les sacs se remplissent à une vitesse grand V.


Vue sur le Lac Ontario


C'était pour moi la toute première fois que je mettais les pieds à Cootes, c'est tellement "près" de chez moi que je n'y avais jamais pensé. Et c'est dommage parce que ça vaut le détour. On fait quelques pas et nous voilà en pleine forêt dominant le lac, à marcher sur des petits sentiers (les fameux "trails"), on a même vu deux biches!

Une heure et demie plus tard on retourne au point de départ où un barbecue et un feu de camp nous attendent! Après avoir mangé notre hot dog, direction le feu de camp pour manger les S'more, spécialité Canadienne! Les S'more ce sont: deux biscuits entre lesquels on coince des pépites de chocolat que l'on fait fondre au dessus du feu, et des marshmallow grillés. On appelle ça les S'more parce que tout le monde en veut "some more".

S'more


Et vient le moment tant attendu, la remise des prix! Oui oui oui, j'ai d'ailleurs trouvé que c'était une super idée pour inciter les gens à s'investir. Le but: raconter une petite histoire autour du déchet le plus insolite que nous ayons trouvé. Pour nous, c'était une bouteille de gnôle importée de France! Hazel est la conteuse: lors d'une soirée un peu trop arrosée un soir à Paris, Hazel lâcha la bouteille dans la Seine. Lors de Cootes Clean Up, elle tombe sur cette bouteille qui lui semble franchement familière. Une seule explication possible, la bouteille avait traversé tout l'Océan Atlantique, avant de franchir l'embouchure du St Laurent, de se jeter dans le lac Ontario pour finalement s'échouer sur la rive à Hamilton*. Le vote s'effectue à l'applaudimètre, on gagne, nous voilà reparti(e)s avec des sacs à dos Moutain Equipment Co op ou des bons d'achats d'une valeur de 20$ dans les des Moutain Equipment de la région. On n'a pas perdu la journée donc!

*Histoire en fait improbable, le St Laurent prend sa source dans le lac Ontario et remonte vers le Nord et non l'inverse

J'ai testé l'industrie Bollywoodienne


Habitant avec un Indien depuis 8 mois maintenant, j'ai développé un intérêt vraiment fort pour le pays (peut-être la première grande aventure de mon nouveau sac à dos 50L acheté hier? Bon non ok, Thaïlande en premier!). Il y a quelques jours de ça, j'ai reçu un mail d'un ami Indien, Ank', nous proposant à moi et aux 10 autres destinataires de faire une soirée film Bollywood. J'avais jamais testé et pour parler franchement, je ne suis pas sûre que je l'aurais fait par moi même, j'ai toujours eu une image pas des plus valorisantes pour l'industrie du cinéma indien (image non fondée du coup, vu que je n'en avais jamais vu!). Ank' nous soumet plusieurs films aux titres loin d'être évocateurs de quoi que ce soit, je clique au pif sur le premier lien Yeh Jawani Hai Deewani et là, surprise, je tombe sur la vidéo que j'ai posté quelques billets plus tôt sur le festival Holi (ici). La scène est donc tirée de ce fameux film commençant par Y. Je vote directos pour celui là!

10 personnes répondent à l'appel, on cherche une grande maison avec une grande télé, tiens ça correspond à la mienne, je me propose pour héberger la soirée. Samedi soir à 20h, une ribambelle de personnes sont arrivées tour à tour à la maison, certaines que je connaissais, d'autres pas. 

La soirée commence par une dégustation de "snacks" indiens emmenés par Ank' avant que tout le monde n'arrive: les pani-puri. Un peu compliqué à décrire aussi bien en terme de contenu que de goût. Simplement, ce sont des coquilles de pâtes que l'on casse, on y met de l'écrasé de pommes de terre au curry, avec des céréales, une sauce sucrée et une autre qui sent vraiment vraiment pas terrible et très épicée, on prend une grande inspiration et on croque le tout! Si l'aspect et l'odeur m'ont un peu (carrément) rebutés au départ, le goût n'étais pas si terrible et je me suis même resservie! Passé l'effet surprise, j'ai commencé à plutôt apprécier! Mais bon, deux trois suffiront quand même...








On s'installe devant le film, Yeh Jawhani Hai Deewani, je suis conquise dès les premières minutes. Bon forcément, le film démarre commence plein d'énergie, en chanson, en danse, et en couleurs; Ahmed s'improvise danseur Punjabi dans le salon, je suis émerveillée (par la chanson et par la danse, soyons clairs!). 
J'ai généralement du mal à me concentrer sur les films qui dépassent les 1h30 (attends c'est qui lui déjà? mais il est pas censé faire ça plutôt? Hein? Ah mais, c'est pas lui le tueur?). Les films de Bollywood sont supers longs (mais ça je ne le savais pas à l'avance). Le film a démarré à 21h, j'ai regardé ma montre à la fin, il était 23h45, je ne les ai vraiment pas vues venir! Alors on est loin des films supers traditionnels de l'ancienne époque. Bollywood a su se moderniser avec des personnages qui voyages autours du globe, des filles en mini-shorts et qui boivent. Et pourtant, et c'est ce qui, selon moi, fait l'originalité de Bollywood, ces scènes "modernes" se mêlent parfaitement aux scènes beaucoup plus "traditionnelles" (je mets ces termes controversés entre guillemets, faute de mieux) de danses et de chants en tenues typiques qui viennent appuyer et renforcer l'histoire (un peu à la Disney pour le coup). J'avais un peu peur du côté "too much" et finalement c'est plutôt fin. 
Deuxième originalité, l'entracte! Et oui, une entracte au milieu du film pour que les gens aillent prendre l'air, boire un coup ou discuter. Et aussi pour se dégourdir les jambes, parce que certaines salles de ciné en Inde sont pas aussi confortables que nos salles "Pathé".

Bon alors certes ça reste très drama, très love story qui finit en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" qui ne passerait pas super bien dans nos traditions Hollywoodiennes mais chez eux ça passe, et ça passe même plutôt pas mal! Le film se termine, le dernier bus ne va pas tarder à passer, tout le monde s'en va sauf 4 irréductibles + Ank' ravi de nous faire découvrir un peu plus son monde. On enchaîne les vidéos youtube, j'ai des étoiles plein les yeux. Aller, hop, Inde, on rajoute sur la "To Do List".

Note pour plus tard: Ne jamais dire jamais, surtout avant d'avoir essayé!

Et on remet ça Samedi prochain avec Jab Tak Hai Jaan:





C'est vrai que sortie de son contexte, la vidéo fait quand même super cliché... Mais je vous invite vivement à aller au-delà des apparences! ;-)

04/04/2014

Home sweet home


"Au nom de la vaisselle, du papier toilette et de la musique à fond, je vous déclare colocataires. Pour le meilleur.....et (surtout?) pour le pire!"





Update, paroles de Sunil ce matin à 11h, après avoir passé une demie-heure à chercher ses champignons dans le frigo:
"Ooooh trouver des champignons dans ce frigo c'est comme trouver l'avion Malaisien dans l'Océan Indien!"

L'Auberge Espagnole? Petits meurtres entre amis? Je t'aime moi non plus? Nos jours heureux? Evil Dead? 
Surement un remake des 5 à vrai dire.

Cela fait maintenant 3 ans que je vis en colocation. Cette chanson ayant été écrite par mes parents au bord du craquage psychologique (bon en fait, c'est faux, c'est pas eux, mais ça aurait pu, pour vous donner une idée), j'ai commencé mollo! Deux ans de colocations à deux, le temps d'apprendre à restreindre l'aire de jeu du Petit Poucet à la surface de ma propre chambre, à utiliser un balai et un aspirateur, à ne pas s'éterniser des heures durant sous la douche et à écouter la musique à un volume raisonnable et à des heures raisonnables. 
Forte de ces deux années d'expérience qui se sont avérées être une très grande réussite, je décide de placer la barre un peu plus haute cette année et de mettre mes qualités (très) fraîchement acquises (la patience, la tolérance, ce genre de trucs nécessaires à la survie psychologique en colocation) en pratique et surtout à rude épreuve. J'avais mis ma vie dans deux valises, j'avais traversé l'Atlantique, j'avais débarqué toute seule comme une grande à des milliers de kilomètres de la maison, c'était pas 6 colocataires qui allaient me faire trembler. Alors ça les ami(e)s, c'était il y a 8 mois en arrière, je revoie mon jugement! 

L'année commence, les 6 habitants se rencontrent, tout le monde est plein de bonne volonté, on décide tout de suite de créer une tirelire commune pour tous les trucs style produit vaisselle, papier toilette, aluminium etc... Et c'est à peu près les seules "règles" que nous avons fixées. Alors c'est vrai que le non respect de la parité aurait pu me mettre un peu la puce à l'oreille (2 filles pour 4 garçons), mais bon...

Tout se passe à merveille, bon alors bien sur, chacun à ses petits défauts un peu irritants (du genre remplir l'unique frigo de la maison avec 10 sacs de crevettes) mais on fait avec, parce que c'est quand même magique de vivre à 6 sous le même toit (surtout quand les 6 viennent des 6 coins du monde!). Et puis les mois passent, les rouleaux de papier toilette se vident, les poubelles se remplissent, il y a un peu moins de tasses chaque jour dans le placard et les assiettes s'empilent à côté de l'évier. Mais c'est toujours formidable, parce que c'est mieux que d'être tout seul.

Et puis vient un jour où le rouleau de papier toilette est vide, et restera jusqu'à la fin de tes jours accroché au dérouleur, où les poubelles se remplissent et débordent, où tu te lèves le matin en sachant pertinemment que ça sera le parcours du combattant pour sauter au dessus du linge qui traîne par terre pour finalement atteindre le placard de vaisselle cette fois désespérément vide de toute tasse et où le lave-vaisselle restera plein jusqu'au bout sans personne pour appuyer sur "on". Et ce jour dure maintenant depuis des mois (Ah, Un Jour Sans Fin pourrait aussi s'ajouter à la filmographie!).

Ma chambre est sous la cuisine, définitivement le pire endroit possible lorsque l'on vit avec des mordus qui vont parfois se lever à 3h du matin pour faire cuire un poulet (c'est du vécu!). Tous les soirs, genre très tard le soir, mais genre à une heure où tu n'as littéralement rien d'autre à faire que dormir, j'ai droit à un semblant de numéro de claquettes lorsque mes colocs affamés revisitent masterchef. Parfois en solo, parfois en duo, et ça peut aller jusqu'au quintet! Au départ c'est sympa, et puis c'est un peu long sur la fin, et franchement pas en rythme!

Parfois on fait face à de mystérieuses situations en coloc, comme la salle de bain qui reste fermée à clef pendant 1h le matin, franchement, QUI reste 1h dans une salle de bain? Et surtout quel mec? J'ai bien inspecté, à la recherche d'une porte secrète ou quelque chose pouvant justifier se temps passé dans la salle de bain, mais je n'ai hélas rien trouvé d'anormal!

La colocation, c'est aussi faire l'expérience de la tragédie des espaces communs. La tragédie des espaces commun c'est quoi? C'est simple! Coloc A se réveille et prend son petit-déjeuner, les poubelles sont pleines, coloc B sous la douche, colocs C D E F toujours endormis. La vie étant très dure et la flemme pouvant paralyser, coloc A jette discrètement la peau de banane et le sachet de thé dans la poubelle qui déborde et s'en va. Parce que rationnellement, c'est plus rentable pour lui. Coloc B sort de la douche, et voit la poubelle qui déborde. Mais coloc A n'est plus là, C D E F dorment alors si coloc B ne sort pas la poubelle, personne ne pourra savoir qui a manqué à ses obligations, et en plus, c'est même pas lui qui avait rempli la poubelle! Tout le monde devient ainsi suspect potentiel, et la poubelle continue à se remplir un peu plus chaque jour. C'est un peu la même idée pour la vaisselle, le ménage, le changement du rouleau de papier toilette etc... Et à force, ça tape sur le système, et les premières querelles commencent, et c'est LA que patience et tolérance deviennent des qualités essentielles.

Parce que peut être que moi aussi un jour j'ai écouté la musique un peu trop fort à une heure un peu tardive, alors ça ira pour cette fois...
Peut être que moi aussi, un jour, j'ai été "coloc A" qui a jeté par flemmardise mon sachet de thé dans une poubelle déjà pleine, alors ça ira pour cette fois...
Peut être que moi aussi un jour, j'ai laissé une assiette traîner un mini poil trop longtemps, alors ça ira pour cette fois...

Parce qu'il n'y a quand même pas à dire, non seulement vivre en colocation, ça apprend la maîtrise de soi, la vie en communauté et tout et tout, mais en plus, ça fait des souvenirs inoubliables! Même si plusieurs fois le matin je me réveille comme François en ayant eu l'impression de m'être faite cambriolée pendant la nuit, vivre à 6 (et parfois 7 ou 8 quand les copines des gars sont là) c'est tout de même une super aventure!

Parce que la colocation c'est aussi:
- Des discussions qui durent des heures et des heures
- Des soirées films
- Des soirées jeux
- Des fou-rires à y rester
- même les petits désagréments finissent par faire rire et faire partis du quotidien
- 4 gars pour porter mes valises jusqu'au bus quand je pars en aventure (han l'opportuniste!)
- Des grands moments tous ensemble
- Des sorties
- Des sourires
- Des repas
- Rentrer le soir en se faisant sauter dessus par les colocs à qui "j'ai vraiment trop manqué" (si si je vous assure c'est possible hehe!)
- Avoir quelqu'un à qui raconter sa longue journée de dure labeur
-...
-...
- et la liste est longue!
Que ça rattrape largement toutes les fois où A. skype en hurlant dans le salon sa langue natale!

J'aurais pu potentiellement devenir folle plusieurs fois et en prendre un pour taper sur l'autre, mais je suis contente de ne pas l'avoir fait, parce qu'ils ont probablement envie d'en faire de même, et qu'en plus ça foutrait une super mauvaise ambiance et là adieu les bons moments et aussi, parce que ça fait parti de l'aventure! Et parce que mine de rien en faisant l'inventaire du pour et du contre la coloc, la balance penche carrément plus du côté du "pour" et que je ne les changerais pour rien au monde ces oiseaux! C'est un peu l'école de la vie, et si c'était à refaire, je recommencerais sans hésiter une seule seconde pour tout ce que ça apporte! Quant à moi, je pense que cette fois je peux définitivement survire dans n'importe quelle coloc'!



Dou you spik anglich?

Un jour banal dans la cuisine:


Jamie: Oh non, j'ai plus de fromage!
Tiffany (pensée: tu veux en râper un bout du mien?): tu veux violer un bout du mien?

C'est ce qu'il se passe les premiers temps quand une petite française débarque dans un pays anglophone, la joie des fameux "faux amis"!

Alors j'en ai listé plusieurs, testés en live, mais non:
- crane ne veut pas dire crâne mais grue
- actually ne veut pas dire actuellement mais en fait
- eventually ne veut pas dire éventuellement mais finalement
- habit ne veut pas dire habit mais habitude
- medicine ne veut pas dire médecin mais médicament
- et vous l'aurez compris, rape ne veut pas dire râper mais violer (râper = grate)

Et la liste est longue, on apprend vraiment de ses erreurs chaque jour et on fait parfois face à des situations bien marrantes (quoi qu'un tantinet embarrassantes de temps à autre!). Un peu comme un ami canadien qui me disait "je comprends pas, ma coloc française fait que de me dire qu'elle déteste ce qu'elle a mangé! Je sais que la nourriture est pas terrible ici, mais bon, quand même...". Bon en fait, elle HATE (:détestait) son repas au lieu de ATE (:mangeait). Toute la différence est dans le "H" aspiré ou non!

De même on ne TAKE (:prendre) pas une SHOWER (:douche), mais on HAVE (:avoir) a SHOWER. Sinon, on informe les colocs que l'on va littéralement démonter le bac de douche pour l'emmener quelque part, un peu original comme pratique... ("vous avez l'habitude de démonter les cabines de douche en France ou quoi?")! ;-)

Mais ça ira pour cette fois, parce qu'ils nous font eux aussi bien rigoler quand ils se mettent à la langue de Molière: 

03/04/2014

Légendes et traditions: destination l'Inde!


Célébré après la première pleine lune du mois de Phalguna (Février-Mars), Holi est un festival Hindou de l'équinoxe de printemps. L'humeur est à la fête et aux couleurs dont chacune revêt une signification particulière: l'orange pour l'optimisme, le vert pour l'harmonie, le bleu pour la vitalité et le rouge pour l'amour et la joie. Le concept est relativement simple: bataille géante de poudres colorées. Si à l'origine le festival vient bien d'une tradition hindoue, Holi est largement répandu au travers de l'Inde et de manière générale dans le monde entier. Mon colocataire indien nous en parle depuis des mois, alors j'ai fait mes petites recherches!

Je vais vous faire la version courte, parce qu'attention il faut s'accrocher dès qu'on rentre un peu dans les détails. Grosso modo, il était une fois (une très très ancienne fois) un roi démoniaque nommé Hiranyakashipu qui accepta de devenir aveugle pour gagner le pouvoir d'être indestructible. A mesure qu'il perdait la vue, le roi devint de plus en plus arrogant et se sentant investi de super-pouvoirs, il force les habitants à abandonner leur religion pour ne vénérer que lui. Son propre fils Prahlada refusa et resta fidèle à son dieu Vishnu. (HEY STOP LES BAVARDAGES, un peu de concentration s'il vous plaît! Bon, je reprends...) Exaspéré par l'entêtement de son fils qui ne cessait de lui faire affront, le roi embaucha sa propre soeur Holika pour piéger Prahlada (qui est donc son neveu, ça va vous suivez?). Holika invita Prahlada à s’asseoir à ses côtés sur ce qui deviendra dans la minute suivante un véritable brasier. Holika portait un châle magique censé la rendre insensible aux flammes. Le brasier s'enflamme, une rafale de vent emporte le châle dans les air et vint se poser sur les épaules de Prahlada. Holika s'enflamma et mourut. La légende fait de cette histoire la victoire du bien sur le mal.

Holi est donc le diminutif d'Holika. Le festival mettant à l'honneur les couleurs et la joie est ainsi un pied de nez fait aux démons et aux forces maléfiques.

Le festival Holi à la sauce Bollywood, c'est ici:




La météo ayant été capricieuse au Canada, le festival Holi n'a eu lieu que le 1er Avril à McMaster, organisé par l'association des étudiants Hindous. Etant donné qu'il a eu lieu 1h avant mon rendez-vous au restaurant Thaïlandais, je n'ai hélas pas pris le risque de participer et suis arrivée un poil après la bataille pour prendre des photos dignes de ce nom.



01/04/2014

Destination: Thaïlande


Mon premier partiel ayant eu lieu ce matin et portant sur l'Asie du Sud Est, quelle meilleure récompense que d'aller fêter ça au restaurant Thaïlandais?
Bon en fait c'était une pure coïncidence.

Le Service des Etudiants Internationaux a lancé ce semestre le programme "Hamilton: One Bite at a Time" consistant à faire la tournée des restos pour un tour du monde culinaire. Au programme restaurant Mexicain, Portugais, Thaïlandais, Italien, cuisine du Moyen-Orient etc... L'occasion d'en apprendre un peu plus sur les cultures des étudiants présents à McMaster en se remplissant l'estomac bien correctement, un peu du style "dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es". Non seulement le rapport qualité prix est top (20$ par sortie pour entrée, plat, dessert, thé etc..., deal généreusement négocié par le Service!) mais en plus les propriétaires, étant souvent du pays en question et ravis de voir leur resto envahi d'étudiants internationaux, nous font un petit speech pour nous raconter leur histoire, leur parcours, nous faire partager leurs anecdotes.

Nous étions donc une vingtaine a avoir embarqué pour une escapade de quelques heures en Thaïlande autour d'une salade de papayes (et avec quoi mange t-on une papaye? (blague de la famille, je suis obligée de la faire, je vous laisse réfléchir, la réponse dans le prochain article!))/cacahuètes/tomates et sa brochette de poulet mariné à on ne sait pas quoi; de poulet au curry; de poulet "vert" (de l'anglais "green chicken", poulet à l'anis je dirais, avec des légumes, et surtout sa dose d'épices!!!!!!!); de soupes sucrées (bananes au lait de coco, et autres mélanges faits de je ne saurais trop dire quoi mais un régale!) et d'un thé au gingembre. 


Le propriétaire est arrivé au Canada il y a des dizaines d'années pour fuir les tensions ethniques du pays. Sa femme ne parlant qu'un anglais très approximatif, aucune chance pour elle de décrocher un job au Canada. Lui, ayant esquissé plusieurs refus pour "manque d'expérience canadienne" (comme quoi le problème est international, comment l'avoir cette première expérience si personne ne nous la donne?), ils décident finalement de se donner eux mêmes cette première expérience en ouvrant il y a plus de dix ans ce restaurant.

Les plus du programme Hamilton One bite at a Time:
- rentrer dans des restaurants dans lesquelles on ne serait jamais aller par nous mêmes (les devantures canadiennes sont parfois un peu rebutantes, on ne sait pas trop si on va en ressortir entier)
- tester de nouveaux plats sans réfléchir (pas facile dans ce genre de restos de savoir quoi commander en temps normal, dans le cadre du programme, le menu est imposé)
- rencontrer de nouveaux étudiants internationaux (j'ai partagé ma table avec une portugaise, une iranienne et une chinoise (qui m'a d'ailleurs renversé son verre d'eau entier dessus, j'ai passé le repas trempée!)

Note personnelle 1: si le pays est aussi génial que leur bouffe, j'embarque dans le prochain avion!
Note personnelle 2: bon par contre les gars, vous avez un peu la main lourde sur le piment!


Facts & Figures (: Le Saviez-Vous?):
- La Thaïlande est le seul pays d'Asie du Sud Est a n'avoir jamais été colonisé
- Contrairement à ce que l'on peut penser, les Thaïlandais n'utilisent pas des baguettes pour manger mais une fourchette et une cuillère à soupe
- Manger seul porterait mal-chance 
- La Thaïlande est fortement influencée par la "loi du Karma"
     . chaque action a une conséquence
     . l'état d'une existence résulte du Karma de la vie antérieure 
     . (car) forte croyance en la réincarnation 
- La Thaïlande est une monarchie représentée par le roi Bhumibol Adulyadej (ou Rama IX); la Première Ministre Yingluck Shinawatra (frère de Thaksin Shinawatra, en exile depuis la fin de son mandat en 2006 car accusé de corruptions, violations des droits de l'Homme etc...)