06/04/2014

J'ai testé l'industrie Bollywoodienne


Habitant avec un Indien depuis 8 mois maintenant, j'ai développé un intérêt vraiment fort pour le pays (peut-être la première grande aventure de mon nouveau sac à dos 50L acheté hier? Bon non ok, Thaïlande en premier!). Il y a quelques jours de ça, j'ai reçu un mail d'un ami Indien, Ank', nous proposant à moi et aux 10 autres destinataires de faire une soirée film Bollywood. J'avais jamais testé et pour parler franchement, je ne suis pas sûre que je l'aurais fait par moi même, j'ai toujours eu une image pas des plus valorisantes pour l'industrie du cinéma indien (image non fondée du coup, vu que je n'en avais jamais vu!). Ank' nous soumet plusieurs films aux titres loin d'être évocateurs de quoi que ce soit, je clique au pif sur le premier lien Yeh Jawani Hai Deewani et là, surprise, je tombe sur la vidéo que j'ai posté quelques billets plus tôt sur le festival Holi (ici). La scène est donc tirée de ce fameux film commençant par Y. Je vote directos pour celui là!

10 personnes répondent à l'appel, on cherche une grande maison avec une grande télé, tiens ça correspond à la mienne, je me propose pour héberger la soirée. Samedi soir à 20h, une ribambelle de personnes sont arrivées tour à tour à la maison, certaines que je connaissais, d'autres pas. 

La soirée commence par une dégustation de "snacks" indiens emmenés par Ank' avant que tout le monde n'arrive: les pani-puri. Un peu compliqué à décrire aussi bien en terme de contenu que de goût. Simplement, ce sont des coquilles de pâtes que l'on casse, on y met de l'écrasé de pommes de terre au curry, avec des céréales, une sauce sucrée et une autre qui sent vraiment vraiment pas terrible et très épicée, on prend une grande inspiration et on croque le tout! Si l'aspect et l'odeur m'ont un peu (carrément) rebutés au départ, le goût n'étais pas si terrible et je me suis même resservie! Passé l'effet surprise, j'ai commencé à plutôt apprécier! Mais bon, deux trois suffiront quand même...








On s'installe devant le film, Yeh Jawhani Hai Deewani, je suis conquise dès les premières minutes. Bon forcément, le film démarre commence plein d'énergie, en chanson, en danse, et en couleurs; Ahmed s'improvise danseur Punjabi dans le salon, je suis émerveillée (par la chanson et par la danse, soyons clairs!). 
J'ai généralement du mal à me concentrer sur les films qui dépassent les 1h30 (attends c'est qui lui déjà? mais il est pas censé faire ça plutôt? Hein? Ah mais, c'est pas lui le tueur?). Les films de Bollywood sont supers longs (mais ça je ne le savais pas à l'avance). Le film a démarré à 21h, j'ai regardé ma montre à la fin, il était 23h45, je ne les ai vraiment pas vues venir! Alors on est loin des films supers traditionnels de l'ancienne époque. Bollywood a su se moderniser avec des personnages qui voyages autours du globe, des filles en mini-shorts et qui boivent. Et pourtant, et c'est ce qui, selon moi, fait l'originalité de Bollywood, ces scènes "modernes" se mêlent parfaitement aux scènes beaucoup plus "traditionnelles" (je mets ces termes controversés entre guillemets, faute de mieux) de danses et de chants en tenues typiques qui viennent appuyer et renforcer l'histoire (un peu à la Disney pour le coup). J'avais un peu peur du côté "too much" et finalement c'est plutôt fin. 
Deuxième originalité, l'entracte! Et oui, une entracte au milieu du film pour que les gens aillent prendre l'air, boire un coup ou discuter. Et aussi pour se dégourdir les jambes, parce que certaines salles de ciné en Inde sont pas aussi confortables que nos salles "Pathé".

Bon alors certes ça reste très drama, très love story qui finit en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" qui ne passerait pas super bien dans nos traditions Hollywoodiennes mais chez eux ça passe, et ça passe même plutôt pas mal! Le film se termine, le dernier bus ne va pas tarder à passer, tout le monde s'en va sauf 4 irréductibles + Ank' ravi de nous faire découvrir un peu plus son monde. On enchaîne les vidéos youtube, j'ai des étoiles plein les yeux. Aller, hop, Inde, on rajoute sur la "To Do List".

Note pour plus tard: Ne jamais dire jamais, surtout avant d'avoir essayé!

Et on remet ça Samedi prochain avec Jab Tak Hai Jaan:





C'est vrai que sortie de son contexte, la vidéo fait quand même super cliché... Mais je vous invite vivement à aller au-delà des apparences! ;-)

04/04/2014

Home sweet home


"Au nom de la vaisselle, du papier toilette et de la musique à fond, je vous déclare colocataires. Pour le meilleur.....et (surtout?) pour le pire!"





Update, paroles de Sunil ce matin à 11h, après avoir passé une demie-heure à chercher ses champignons dans le frigo:
"Ooooh trouver des champignons dans ce frigo c'est comme trouver l'avion Malaisien dans l'Océan Indien!"

L'Auberge Espagnole? Petits meurtres entre amis? Je t'aime moi non plus? Nos jours heureux? Evil Dead? 
Surement un remake des 5 à vrai dire.

Cela fait maintenant 3 ans que je vis en colocation. Cette chanson ayant été écrite par mes parents au bord du craquage psychologique (bon en fait, c'est faux, c'est pas eux, mais ça aurait pu, pour vous donner une idée), j'ai commencé mollo! Deux ans de colocations à deux, le temps d'apprendre à restreindre l'aire de jeu du Petit Poucet à la surface de ma propre chambre, à utiliser un balai et un aspirateur, à ne pas s'éterniser des heures durant sous la douche et à écouter la musique à un volume raisonnable et à des heures raisonnables. 
Forte de ces deux années d'expérience qui se sont avérées être une très grande réussite, je décide de placer la barre un peu plus haute cette année et de mettre mes qualités (très) fraîchement acquises (la patience, la tolérance, ce genre de trucs nécessaires à la survie psychologique en colocation) en pratique et surtout à rude épreuve. J'avais mis ma vie dans deux valises, j'avais traversé l'Atlantique, j'avais débarqué toute seule comme une grande à des milliers de kilomètres de la maison, c'était pas 6 colocataires qui allaient me faire trembler. Alors ça les ami(e)s, c'était il y a 8 mois en arrière, je revoie mon jugement! 

L'année commence, les 6 habitants se rencontrent, tout le monde est plein de bonne volonté, on décide tout de suite de créer une tirelire commune pour tous les trucs style produit vaisselle, papier toilette, aluminium etc... Et c'est à peu près les seules "règles" que nous avons fixées. Alors c'est vrai que le non respect de la parité aurait pu me mettre un peu la puce à l'oreille (2 filles pour 4 garçons), mais bon...

Tout se passe à merveille, bon alors bien sur, chacun à ses petits défauts un peu irritants (du genre remplir l'unique frigo de la maison avec 10 sacs de crevettes) mais on fait avec, parce que c'est quand même magique de vivre à 6 sous le même toit (surtout quand les 6 viennent des 6 coins du monde!). Et puis les mois passent, les rouleaux de papier toilette se vident, les poubelles se remplissent, il y a un peu moins de tasses chaque jour dans le placard et les assiettes s'empilent à côté de l'évier. Mais c'est toujours formidable, parce que c'est mieux que d'être tout seul.

Et puis vient un jour où le rouleau de papier toilette est vide, et restera jusqu'à la fin de tes jours accroché au dérouleur, où les poubelles se remplissent et débordent, où tu te lèves le matin en sachant pertinemment que ça sera le parcours du combattant pour sauter au dessus du linge qui traîne par terre pour finalement atteindre le placard de vaisselle cette fois désespérément vide de toute tasse et où le lave-vaisselle restera plein jusqu'au bout sans personne pour appuyer sur "on". Et ce jour dure maintenant depuis des mois (Ah, Un Jour Sans Fin pourrait aussi s'ajouter à la filmographie!).

Ma chambre est sous la cuisine, définitivement le pire endroit possible lorsque l'on vit avec des mordus qui vont parfois se lever à 3h du matin pour faire cuire un poulet (c'est du vécu!). Tous les soirs, genre très tard le soir, mais genre à une heure où tu n'as littéralement rien d'autre à faire que dormir, j'ai droit à un semblant de numéro de claquettes lorsque mes colocs affamés revisitent masterchef. Parfois en solo, parfois en duo, et ça peut aller jusqu'au quintet! Au départ c'est sympa, et puis c'est un peu long sur la fin, et franchement pas en rythme!

Parfois on fait face à de mystérieuses situations en coloc, comme la salle de bain qui reste fermée à clef pendant 1h le matin, franchement, QUI reste 1h dans une salle de bain? Et surtout quel mec? J'ai bien inspecté, à la recherche d'une porte secrète ou quelque chose pouvant justifier se temps passé dans la salle de bain, mais je n'ai hélas rien trouvé d'anormal!

La colocation, c'est aussi faire l'expérience de la tragédie des espaces communs. La tragédie des espaces commun c'est quoi? C'est simple! Coloc A se réveille et prend son petit-déjeuner, les poubelles sont pleines, coloc B sous la douche, colocs C D E F toujours endormis. La vie étant très dure et la flemme pouvant paralyser, coloc A jette discrètement la peau de banane et le sachet de thé dans la poubelle qui déborde et s'en va. Parce que rationnellement, c'est plus rentable pour lui. Coloc B sort de la douche, et voit la poubelle qui déborde. Mais coloc A n'est plus là, C D E F dorment alors si coloc B ne sort pas la poubelle, personne ne pourra savoir qui a manqué à ses obligations, et en plus, c'est même pas lui qui avait rempli la poubelle! Tout le monde devient ainsi suspect potentiel, et la poubelle continue à se remplir un peu plus chaque jour. C'est un peu la même idée pour la vaisselle, le ménage, le changement du rouleau de papier toilette etc... Et à force, ça tape sur le système, et les premières querelles commencent, et c'est LA que patience et tolérance deviennent des qualités essentielles.

Parce que peut être que moi aussi un jour j'ai écouté la musique un peu trop fort à une heure un peu tardive, alors ça ira pour cette fois...
Peut être que moi aussi, un jour, j'ai été "coloc A" qui a jeté par flemmardise mon sachet de thé dans une poubelle déjà pleine, alors ça ira pour cette fois...
Peut être que moi aussi un jour, j'ai laissé une assiette traîner un mini poil trop longtemps, alors ça ira pour cette fois...

Parce qu'il n'y a quand même pas à dire, non seulement vivre en colocation, ça apprend la maîtrise de soi, la vie en communauté et tout et tout, mais en plus, ça fait des souvenirs inoubliables! Même si plusieurs fois le matin je me réveille comme François en ayant eu l'impression de m'être faite cambriolée pendant la nuit, vivre à 6 (et parfois 7 ou 8 quand les copines des gars sont là) c'est tout de même une super aventure!

Parce que la colocation c'est aussi:
- Des discussions qui durent des heures et des heures
- Des soirées films
- Des soirées jeux
- Des fou-rires à y rester
- même les petits désagréments finissent par faire rire et faire partis du quotidien
- 4 gars pour porter mes valises jusqu'au bus quand je pars en aventure (han l'opportuniste!)
- Des grands moments tous ensemble
- Des sorties
- Des sourires
- Des repas
- Rentrer le soir en se faisant sauter dessus par les colocs à qui "j'ai vraiment trop manqué" (si si je vous assure c'est possible hehe!)
- Avoir quelqu'un à qui raconter sa longue journée de dure labeur
-...
-...
- et la liste est longue!
Que ça rattrape largement toutes les fois où A. skype en hurlant dans le salon sa langue natale!

J'aurais pu potentiellement devenir folle plusieurs fois et en prendre un pour taper sur l'autre, mais je suis contente de ne pas l'avoir fait, parce qu'ils ont probablement envie d'en faire de même, et qu'en plus ça foutrait une super mauvaise ambiance et là adieu les bons moments et aussi, parce que ça fait parti de l'aventure! Et parce que mine de rien en faisant l'inventaire du pour et du contre la coloc, la balance penche carrément plus du côté du "pour" et que je ne les changerais pour rien au monde ces oiseaux! C'est un peu l'école de la vie, et si c'était à refaire, je recommencerais sans hésiter une seule seconde pour tout ce que ça apporte! Quant à moi, je pense que cette fois je peux définitivement survire dans n'importe quelle coloc'!



Dou you spik anglich?

Un jour banal dans la cuisine:


Jamie: Oh non, j'ai plus de fromage!
Tiffany (pensée: tu veux en râper un bout du mien?): tu veux violer un bout du mien?

C'est ce qu'il se passe les premiers temps quand une petite française débarque dans un pays anglophone, la joie des fameux "faux amis"!

Alors j'en ai listé plusieurs, testés en live, mais non:
- crane ne veut pas dire crâne mais grue
- actually ne veut pas dire actuellement mais en fait
- eventually ne veut pas dire éventuellement mais finalement
- habit ne veut pas dire habit mais habitude
- medicine ne veut pas dire médecin mais médicament
- et vous l'aurez compris, rape ne veut pas dire râper mais violer (râper = grate)

Et la liste est longue, on apprend vraiment de ses erreurs chaque jour et on fait parfois face à des situations bien marrantes (quoi qu'un tantinet embarrassantes de temps à autre!). Un peu comme un ami canadien qui me disait "je comprends pas, ma coloc française fait que de me dire qu'elle déteste ce qu'elle a mangé! Je sais que la nourriture est pas terrible ici, mais bon, quand même...". Bon en fait, elle HATE (:détestait) son repas au lieu de ATE (:mangeait). Toute la différence est dans le "H" aspiré ou non!

De même on ne TAKE (:prendre) pas une SHOWER (:douche), mais on HAVE (:avoir) a SHOWER. Sinon, on informe les colocs que l'on va littéralement démonter le bac de douche pour l'emmener quelque part, un peu original comme pratique... ("vous avez l'habitude de démonter les cabines de douche en France ou quoi?")! ;-)

Mais ça ira pour cette fois, parce qu'ils nous font eux aussi bien rigoler quand ils se mettent à la langue de Molière: 

03/04/2014

Légendes et traditions: destination l'Inde!


Célébré après la première pleine lune du mois de Phalguna (Février-Mars), Holi est un festival Hindou de l'équinoxe de printemps. L'humeur est à la fête et aux couleurs dont chacune revêt une signification particulière: l'orange pour l'optimisme, le vert pour l'harmonie, le bleu pour la vitalité et le rouge pour l'amour et la joie. Le concept est relativement simple: bataille géante de poudres colorées. Si à l'origine le festival vient bien d'une tradition hindoue, Holi est largement répandu au travers de l'Inde et de manière générale dans le monde entier. Mon colocataire indien nous en parle depuis des mois, alors j'ai fait mes petites recherches!

Je vais vous faire la version courte, parce qu'attention il faut s'accrocher dès qu'on rentre un peu dans les détails. Grosso modo, il était une fois (une très très ancienne fois) un roi démoniaque nommé Hiranyakashipu qui accepta de devenir aveugle pour gagner le pouvoir d'être indestructible. A mesure qu'il perdait la vue, le roi devint de plus en plus arrogant et se sentant investi de super-pouvoirs, il force les habitants à abandonner leur religion pour ne vénérer que lui. Son propre fils Prahlada refusa et resta fidèle à son dieu Vishnu. (HEY STOP LES BAVARDAGES, un peu de concentration s'il vous plaît! Bon, je reprends...) Exaspéré par l'entêtement de son fils qui ne cessait de lui faire affront, le roi embaucha sa propre soeur Holika pour piéger Prahlada (qui est donc son neveu, ça va vous suivez?). Holika invita Prahlada à s’asseoir à ses côtés sur ce qui deviendra dans la minute suivante un véritable brasier. Holika portait un châle magique censé la rendre insensible aux flammes. Le brasier s'enflamme, une rafale de vent emporte le châle dans les air et vint se poser sur les épaules de Prahlada. Holika s'enflamma et mourut. La légende fait de cette histoire la victoire du bien sur le mal.

Holi est donc le diminutif d'Holika. Le festival mettant à l'honneur les couleurs et la joie est ainsi un pied de nez fait aux démons et aux forces maléfiques.

Le festival Holi à la sauce Bollywood, c'est ici:




La météo ayant été capricieuse au Canada, le festival Holi n'a eu lieu que le 1er Avril à McMaster, organisé par l'association des étudiants Hindous. Etant donné qu'il a eu lieu 1h avant mon rendez-vous au restaurant Thaïlandais, je n'ai hélas pas pris le risque de participer et suis arrivée un poil après la bataille pour prendre des photos dignes de ce nom.



01/04/2014

Destination: Thaïlande


Mon premier partiel ayant eu lieu ce matin et portant sur l'Asie du Sud Est, quelle meilleure récompense que d'aller fêter ça au restaurant Thaïlandais?
Bon en fait c'était une pure coïncidence.

Le Service des Etudiants Internationaux a lancé ce semestre le programme "Hamilton: One Bite at a Time" consistant à faire la tournée des restos pour un tour du monde culinaire. Au programme restaurant Mexicain, Portugais, Thaïlandais, Italien, cuisine du Moyen-Orient etc... L'occasion d'en apprendre un peu plus sur les cultures des étudiants présents à McMaster en se remplissant l'estomac bien correctement, un peu du style "dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es". Non seulement le rapport qualité prix est top (20$ par sortie pour entrée, plat, dessert, thé etc..., deal généreusement négocié par le Service!) mais en plus les propriétaires, étant souvent du pays en question et ravis de voir leur resto envahi d'étudiants internationaux, nous font un petit speech pour nous raconter leur histoire, leur parcours, nous faire partager leurs anecdotes.

Nous étions donc une vingtaine a avoir embarqué pour une escapade de quelques heures en Thaïlande autour d'une salade de papayes (et avec quoi mange t-on une papaye? (blague de la famille, je suis obligée de la faire, je vous laisse réfléchir, la réponse dans le prochain article!))/cacahuètes/tomates et sa brochette de poulet mariné à on ne sait pas quoi; de poulet au curry; de poulet "vert" (de l'anglais "green chicken", poulet à l'anis je dirais, avec des légumes, et surtout sa dose d'épices!!!!!!!); de soupes sucrées (bananes au lait de coco, et autres mélanges faits de je ne saurais trop dire quoi mais un régale!) et d'un thé au gingembre. 


Le propriétaire est arrivé au Canada il y a des dizaines d'années pour fuir les tensions ethniques du pays. Sa femme ne parlant qu'un anglais très approximatif, aucune chance pour elle de décrocher un job au Canada. Lui, ayant esquissé plusieurs refus pour "manque d'expérience canadienne" (comme quoi le problème est international, comment l'avoir cette première expérience si personne ne nous la donne?), ils décident finalement de se donner eux mêmes cette première expérience en ouvrant il y a plus de dix ans ce restaurant.

Les plus du programme Hamilton One bite at a Time:
- rentrer dans des restaurants dans lesquelles on ne serait jamais aller par nous mêmes (les devantures canadiennes sont parfois un peu rebutantes, on ne sait pas trop si on va en ressortir entier)
- tester de nouveaux plats sans réfléchir (pas facile dans ce genre de restos de savoir quoi commander en temps normal, dans le cadre du programme, le menu est imposé)
- rencontrer de nouveaux étudiants internationaux (j'ai partagé ma table avec une portugaise, une iranienne et une chinoise (qui m'a d'ailleurs renversé son verre d'eau entier dessus, j'ai passé le repas trempée!)

Note personnelle 1: si le pays est aussi génial que leur bouffe, j'embarque dans le prochain avion!
Note personnelle 2: bon par contre les gars, vous avez un peu la main lourde sur le piment!


Facts & Figures (: Le Saviez-Vous?):
- La Thaïlande est le seul pays d'Asie du Sud Est a n'avoir jamais été colonisé
- Contrairement à ce que l'on peut penser, les Thaïlandais n'utilisent pas des baguettes pour manger mais une fourchette et une cuillère à soupe
- Manger seul porterait mal-chance 
- La Thaïlande est fortement influencée par la "loi du Karma"
     . chaque action a une conséquence
     . l'état d'une existence résulte du Karma de la vie antérieure 
     . (car) forte croyance en la réincarnation 
- La Thaïlande est une monarchie représentée par le roi Bhumibol Adulyadej (ou Rama IX); la Première Ministre Yingluck Shinawatra (frère de Thaksin Shinawatra, en exile depuis la fin de son mandat en 2006 car accusé de corruptions, violations des droits de l'Homme etc...)

31/03/2014

PRAS (Presque Rien à Signaler)

Hello Amigo(a)s! Et oui, j'imagine que vous aviez perdu espoir de voir un nouvel article un jour... Pour tout vous dire: moi aussi! Ce mois de Mars a été d'une longueur défiante toute concurrence! C'était anticipé, depuis mon retours au pays des caribous en Janvier, j'appréhendais un peu ce mois de Mars, qui n'avait rien de très réjouissant hormis le passage de Salomé (qui n'a duré que quelques jours, mais ne le prend pas pour toi Salomé ces quelques jours étaient déjà géniaux! ;-) ). Alors voilà, je me réveille un jour lambda (un 16 Mars en fait), je me dis: "Chouette, déjà le 16, tu vois, déjà la moitié de faite, tu l'avais pas vu arriver hein?", je raccompagne Salomé au bus qui l'emmène à l'aéroport, rentre chez moi, prête à attaquer une nouvelle semaine. Jusque là, tout allait bien. A partir de là, j'ai un peu vécu les jours les plus longs de ma vie, d'un ennui mortel, comme jamais j'ai eu le souvenir de m'ennuyer! Attention, vous ne me manquez toujours pas je vous rassure (eheh), j'ai juste eu l'impression de m'être réveillée au mois de Mars des années durant! Un nouveau jour Lundi blablabla Mars, le lendemain, toujours Mars, le surlendemain, Mars toujours, et ça continue encore et encore...

Etant donné que j'ai eu moins de visites ce semestre que le précédent, j'ai eu beaucoup plus de temps pour travailler, et à ma grande surprise, mi-Mars, à un mois de la fin des cours: toutes les dissert' étaient finies, j'avais plus qu'à attendre les partiels de fin qui débuteront pour moi le 15 Avril tout en sachant que j'étais déjà pas loin de la vérité niveau notes: motivation pour réviser = 0. Au départ j'étais contente, et même assez fière de moi, championne en titre de la procrastination. Et puis, après quelques messages envoyés, quelques propositions de sorties faites, je me rends à l'évidence, j'ai fait une belle erreur. Quand on procrastine, on s'entoure naturellement de "procrastineurs" qui comme moi sont ravis d'aller naviguer à droite à gauche en début de semestre pendant que les studieux sont déjà dans les livres. Résultats des courses, tous mes compagnons d'aventure passent en ce moment des nuits blanches à la bibliothèque et n'ont pour seul repas une part de pizza de chez Gino's, le pizzaïlo ouvert 24h/24 (qui essaye la nuit de vendre aux étudiants bloqués à la BU des parts au double du prix pensant qu'ils sont bourrés).

Et moi pendant ce temps là... n'ayant absolument rien à faire et complètement abandonnée par l'univers entier, je passe mes journées à rattraper mon retard d'épisodes d'How I Met Your Mother (dernier épisode des 9 saisons ce soir à 19h30, aïe aïe aïe!), mais heureusement DEMAIN est un NOUVEAU MOIS! Et le dernier! Adieu Mars le terrible!

Bon, j'ai quand même fait un truc cool la semaine dernière: McMaster Language Café, organisé par le Service des Etudiants Internationaux. Le concept est assez simple: un café de la fac réservé pour nous, des tables rondes avec des canapés bien confos, du café, des gâteaux, et des petits ateliers de langues étrangères animés par des étudiants du pays. L'occasion pendant une demie heure par atelier de s'initier à tout un tas de langues depuis l'Allemand au Swahili en passant par le Japonais, le Cantonais etc... Pour ma part, au menu de la soirée: langue des signes américaine, mandarin et hébreu.

Langue des signes américaines: génial! Super facile à apprendre, en une demie heure je peux:
- me présenter
- dire l'alphabet
- dire mes humeurs (j'ai faim, j'ai soif, je suis fatiguée, je suis contente, triste etc...)

Mandarin: catastrophe! Vraiment trop dur pour moi! Bon, les ateliers ne durent qu'une demie heure, vraiment pas assez pour le mandarin. Ils ont été patients pourtant, ils ont tenté comme ils pouvaient de me faire répéter les mots les plus basiques (bonjour, merci): impossible! En fait, en mandarin, on utilise des sons que nous n'avons pas dans nos langues latines. Impossible donc pour moi de simplement comprendre ce que je devais répéter et comment le répéter.
En une demie heure je peux:
- ..............

Hébreu: Révélation de la soirée! Bon déjà, niveau prononciation, les français on est pas mal pour apprendre l'hébreu: les sonorités sont beaucoup plus proches du Français que de l'anglais et de l'espagnol (ah les pauvres anglophones qui galéraient à prononcer un "r" digne de ce nom eheh). Prof super intéressant, né 3 ans avant la chute de l'Union Soviétique en Ukraine, il a ensuite déménagé en Israël où il a vécu toute sa vie jusqu'à ce qu'il commence ses études à Mac. Alors certes, je n'ai pas appris grand chose mais tout de même! 
En une demie heure je sais dire:
- Bonjour
- Bonjour le matin
- Bonjour l'après midi
- Bonjour le soir
- Merci, comment ça va, je m'appelle etc... Bref les formalités, mais c'était chouette!

Ahmed était plus que content d'être là (photos à l'appui!), il animait l'atelier Arabe.





21/03/2014

Winter Wonderland Video

En avant première, la vidéo de la soirée Winter Wonderland, le repas de Noël organisé par le Service des Etudiants Internationaux que nous avons eu en Décembre, c'est définitivement le meilleur moyen pour vous de vous l'imaginer!